mercredi, avril 01, 2015

Café-Rôliste, le podcast de Yannick Polchetti

C'est un podcast sur les acteurs du jeu de rôle plus que sur le jeu de rôle lui-même, il s'agit du podcast Café-rôliste, animé par Yannick Polchetti. Je l'écoute très souvent et avec grand plaisir. Ses émissions me permettent d'entendre les auteurs de mes jeux favoris ou de mes revues favorites. Yannick pose les bonnes questions et sait très bien cadrer sa ligne éditoriale. On peut aussi l'entendre dans le podcast Radio-Rôliste où il intervient comme chroniqueur aux côtés de Kobal.


Hier, je passai de l'autre côté du casque pour interview de 30 minutes. Dans cet entretien avec Yannick, j'essaie - entre autres et non sans quelques approximations - de montrer que le jeu de rôle n'est pour moi qu'une infime partie d'une quête philosophique bien plus vaste.

Mon interview est disponible ici !
http://www.memoiresecondaire.fr/?p=555

jeudi, mars 12, 2015

Les Petites Choses Oubliées

Je viens de recevoir "Les Petites Choses Oubliées" le jeu de rôle indépendant de Christoph Boeckle et de Sylvie Guillaume et, une fois n'est pas coutume, je voudrais faire ici un petit rapport d'ouverture de courrier, car c'est la première fois que je ressens une émotion aussi singulière en déballant un jeu de rôle reçu par la poste.


Tout d'abord, sur l'enveloppe-à-bulles, je trouve ces deux petits auto-collants. Ce détail me touche beaucoup. En bon lecteur du Petit Prince, je perçois immédiatement, dans ces deux symboles, tout ce que mes deux amis suisses veulent me montrer : l'importance, l'éloignement, des sentiments d'amitié qu'on ne peut pas dire avec les mots, deux images qui me parlent et qui me disent des choses que je n'oublierai pas.


Ensuite à l'intérieur de l'enveloppe, je trouve un petit coffret cartonné. Le logo de L'Impromptu, photographié ci-dessus, figure sur le rabat. Ce dessin n'est pas sans me rappeler le maelstrom engendré par une partie de jeu de rôle pour deux joueurs. Or, il se trouve que ces deux personnages sont assis l'un à côté de l'autre, mais dos à dos. Les bulles, peintes en noirs, peuvent figurer le meilleur comme le pire. Dans tous les cas, ce logo énigmatique indique un dialogue rapproché, secret, intime. C'est un dialogue dont le spectateur n'a pas vraiment la clef.

Le logo de L'impromptu ne dit presque rien de la nature de cette conversation, non plus des sentiments que ces deux personnes ressentent l'une pour l'autre. Ce jeu est un jeu pour deux joueurs. Il possède deux auteurs. Il parle d'une histoire d'amour difficile et contrariée. Sylvie et Christoph se seraient-ils ainsi représentés en train de jouer à leur propre jeu ? Quoiqu'il en soit, dès l'ouverture du jeu, Les Petites Choses Oubliées provoquent déjà des émotions proches de celles que la partie va produire. La cohérence entre le support et son contenu est totale. Et, tenez-vous bien, car ce n'est qu'un début.


Mon coffret contient treize cartes postales. Douze appartiennent au jeu, la treizième est une carte écrite de la main de mes deux amis. Au dos des douze cartes, une pagination permet d'établir une chronologie entre les divers photos imprimées sur les cartes postales. Cette pagination permet également de trouver son chemin dans les règles du jeu rigoureusement inscrites au dos des cartes.

Le carton sur lequel ces photos sont imprimées est doux, presque laineux. Au toucher, les cartes postales sont à la fois douces et rugueuses. Elles représentent des scènes banales d'une vie conjugale ordinaire. Il y a deux paires de jambes en l'air, deux bonhommes de neige bleutés, deux chaises vides, mais une seule et même addition, vraisemblablement très salée, puisque le couple est en crise à l'Instant où commence la partie. Les deux amants, par lâcheté peut-être, vont alors chercher à oublier ces scènes quotidiennes à la fois douces et rugeuses.


Vous me connaissez, je ne suis pas un fétichiste de l'objet. Pourtant, je veux dire que le support de ce jeu est une véritable œuvre d'art. Christoph, Sylvie mais aussi Virginie Stubi ont réalisé là un travail de toute beauté. C'est du génie ! Le support de ce jeu n'est pas un livre épais avec une couverture cartonné, c'est un message à part entière, une douce carte postale directement envoyée à tous ceux qui pensent que le support d'un jeu ne peut pas être une œuvre d'art. 

L'ironie du sort, c'est que Christoph Boeckle lui-même, quelques mois auparavant, me soutenait que les auteurs de jeux de rôle n'étaient pas des artistes. Je ne peux m'empêcher de sourire, tant son travail démontre le contraire. Les Petites Choses Oubliées sont l'exemple qui manquait à mon argument. A-t-on vu plus grande cohérence interne entre l'oeuvre et son support dans un jeu de rôle ? Les émotions que visent à produire ce jeu sont comme imprimées sur son support. La base de ce jeu de rôle est aussi délicate que son thème, aussi simple et pure que les Instants magiques qu'elle veut proposer.


On pourrait croire que le jeu est cher pour le petit matériel qu'il propose. Mais, en vérité, derrière ces photos, il y a de bonnes règles et, derrière ces règles, il y a l'immense sensibilité de trois artistes. Un jeu comme celui-là fera partie de l'histoire du jeu de rôle, un jour. Vous regretteriez aujourd'hui de ne pas avoir acheter un Vermeer, sous prétexte que le cadre paraissait trop petit à l'époque, alors ne passez pas à côté des Petites Choses Oubliées, c'est un chef d’œuvre !

Si vous voulez en savoir plus sur ce jeu, je vous invite vivement à écouter le podcast de La Cellule qui lui est consacré.

http://www.limpromptu.net
http://www.hardyvivi.com

mardi, février 24, 2015

Salons et Conventions en 2015, pour les deux mois à venir

Voici la liste des conventions et des salons où je vais me rendre dans les deux mois à venir. Si vous souhaitez me poser des questions ou découvrir mes jeux, n'hésitez pas à venir m'y rencontrer sur mon stand ou dans le salon. Il y a également de fortes chances qu'en chacune de ces occasions vous puissiez croiser quelques éminents membres de notre Cellule.


Cannes Festival International des Jeux, du 27 Février au 1er Mars 2015. Je viendrai en simple visiteur arpenter les couloirs du salon. J'aurai quelques Vals en poche pour en faire des démonstrations à qui le souhaitera.


Le Samedi 28 Mars 2015, je serai au salon du jeu de société Ludinord, non loin de Lille, pour animer ma conférence sur le Maelstrom. Je disposerai également de quelques livres en poche.


Et, enfin, je serai à Rennes pour son Eclipse annuelle, le Samedi 11 Avril et le Dimanche 12 Avril 2015. J'y animerai un stand en compagnie de nombreux podcasteurs de La Cellule. Je présenterai, entre autres, Le Val.


Au plaisir de se retrouver sur ces différents salons et conventions. Portez-vous bien ! Jouez bien !

jeudi, janvier 08, 2015

Un podcast, pour penser à autre chose

Un podcast sur La Cellule pour penser à autre chose, en ce jeudi de deuil national et de recueillement pour les victimes de l'attentat commis dans les locaux de Charlie hebdo.

Aujourd'hui, le choix de Vampire me semble judicieux. C'est un jeu dans lequel les auteurs nous montrent qu'il vaut mieux vivre libres, mortels et cons que de chercher à devenir une bête immortelle dans un paradis des plus artificiels. Le podcast a été enregistré avant les événements. Dommage. J'aurais bien voulu y faire quelques parallèles.


Sachez que pour moi, Bernard Maris, notamment, était un véritable père spirituel. Je l'avais découvert via "C dans l'air". Ceux qui me connaissent savent que j'apprécie beaucoup cette émission (même si elle correspond finalement assez peu à mes orientations politiques). J'y appréciais particulièrement les interventions de Maris. Il y chroniquait régulièrement. Il m'arrivait même de le citer sur ce blog J'étais vraiment très heureux d'y retrouver mon oncle Bernard. Je suis dégouté.

Flavie et moi écoutions également sa chronique, sur France Inter, où il gueulait sur tout et n'importe quoi... n'importe comment, comme nous, quoi... C'était un économiste qui disait tout haut ce que nous pensions tout haut et nous comptions, par ailleurs, l'inviter un jour sur La Cellule pour un ADN. Nous en avions parlé ensemble, mais c'était resté dans les tiroirs.

C'est terrible.


J'ai longuement hésité à diffuser le podcast d'aujourd'hui mais, pour moi, la minute de silence ne doit pas durer plus d'une minute. Il faut continuer à faire du bruit, à troller, à faire de la satyre, à rire, à caricaturer, à parler, à dire des choses qu'on pense et qui ne sont pas vraiment consensuelles mais toujours authentiques.

Comme le disait Mohamed Sifaoui, hier, sur le plateau de "C dans l'air" justement (je le cite de mémoire) : "celui qui ne tient pas le choc de la satyre ou de la caricature, celui-là n'est pas vraiment un démocrate"

Allez ! On continue !

Portez vous bien et, surtout, jouez bien !

jeudi, janvier 01, 2015

Le Grog dans le Maelstrom

Bonne année à tous !

Cette semaine, pour commencer franchement l'année 2015, je donne au Grog une longue interview. Elle porte sur Le Maelstrom, mon premier recueil d'articles théoriques sur le jeu de rôle. Dans cette interview, j'exprime quelques positions assez tranchées sur ce que j'attends de ce livre et du jeu de rôle en règle générale.


Les questions du Grog me permettent également de réaffirmer mon indifférence vis-à-vis de toutes les polémiques qui entourent mes publications, mes propos ou ma personne. La seule chose qui compte à mes yeux, c'est l'authenticité de mon travail. "Il faut dire ce que l'on pense et penser ce que l'on dit." Seul celui qui ne dit rien, ou ne fait rien, ne commet jamais d'erreur et ne soulève aucun débat. En d'autres termes, mon but n'est pas d'être consensuel. Mon but est justement de créer du maelstrom, pour soulever des discussions et des débats passionnés et passionnants. Je crois qu'il faut dire que le jeu de rôle n'est plus un cadavre ambulant. Il faut montrer qu'il est, au contraire, un media bien vivant, actif, parcouru de tensions et d'ambitions diverses.


De plus, le fait de critiquer les jeux de rôle et les lignes éditoriales des uns et des autres ne signifie pas que je n'aime ni les uns ni les autres. C'est justement parce que je respecte les acteurs du milieu rôliste, leur travail et les jeux de rôle qu'ils produisent que je les critique ouvertement. Si je ne les estimais pas, je ne perdrais pas mon temps à les critiquer. Je prends le jeu de rôle au sérieux et j'en parle sérieusement. C'est ce que j'ai toujours fait et ce que je ferai encore, avec les membres de La Cellule, durant toute l'année 2015.


Bonne année à tous ! Portez-vous bien, jouez bien et que la Force soit avec vous !

mercredi, novembre 19, 2014

Conférence au Stunfest, sur NESBLOG, avec Sébastien Célerin, Romaric Briand, Jean-Charles Ray, Aline FQPEH et Medhi Beltaief

(Durée 02 : 17 : 51)

Qu'est-ce que le jeu de rôle ? Quels sont ses enjeux en matière de narration et de règles ? Le jeu de rôle papier n'est-il qu'un jeu vidéo implémenté sur votre cerveau au lieu de l'être sur une machine ? Les jeux de rôle sont-ils essentiellement des œuvres littéraires ? Quelles spécificités les jeux de rôle ont-ils sur les jeux vidéo ?


Avec Sébastien Célerin, Aline FQPEH, Jean-Charles Ray et Medhi Beltaief, nous parlions de tous ces sujets, au Stunfest, à Rennes, lors d'une conférence organisée et enregistrée par le salon. "Le Jeu de Rôle papier, analyse des spécificités de cette famille de jeu", la vidéo de cette conférence est maintenant disponible sur NesBlog.

mardi, novembre 04, 2014

Romaric Briand nuit-il à ses propres jeux ?


"Je ne suis pas au service des auteurs. Je suis au service des jeux" c'est exactement ce que disait Sébastien Célerin lorsqu'il parlait de son métier d'éditeur dans les micros de La Cellule. Selon lui, "Le Val possède un potentiel considérable" et il craint que mon éthique d'auteur indépendant ne lui fasse du tort. D'où cette question, volontairement provocatrice : suis-je nuisible à mon propre jeu ?


Dans ce podcast sur Le Val, avec Darky, Pierre et Karim, nous soulevons les problématiques de diffusion du Val, et de mes autres jeux, liées à mon indépendance et à mon éthique si étrange. Le Val gagne-t-il à être connu de tous ? Est-ce vraiment ce que je souhaite ? Et, si non, alors pourquoi chercher à le communiquer ? Pourquoi le transmettre ? Pourquoi faire tous ces podcasts ?

Portez-vous bien et surtout jouez bien !